Le bon sens est-elle la chose la mieux partagée chez d’autres peuples ? Les réseaux sociaux ont contribué à diffuser les informations sur le déraillement survenu à Eseka, une ville située à une centaine de kilomètres de la ville de Yaoundé et dont l’accident de train a fait plus de quatre-vingt morts selon les sources gouvernementales et plus de deux cents morts selon les rescapés témoins de cet accident insensé.

Les sites web d’informations générales au Cameroun ont brillé par leur absence en contribuant au deuil et au deuil national décrété par le Président de la République du Cameroun. Aucun de ces sites web n’a jugé utile de mettre un ruban de deuil appelé dans le jargon le ribbon. Aucun site web n’a pris l’initiative d’adopter le graphisme de son média en couleur de deuil. Peu importe la couleur mais il fallait sentir via ces sites web que les internautes dans leurs bureaux, sur leurs smartphones ont passé plus de temps le week-end qui a suivi le drame, un changement brusque annonçant un malheur qui s’est abattue sur des familles.

On s’est contenté de copier les articles et de les coller ailleurs partout et n’importe comment ou d’écrire des articles en s’inspirant des posts des internautes sur les réseaux sociaux. Mais alors, aucun de ces sites n’a pris sur lui le temps d’adresser des condoléances aux internautes. Parce que surement, les internautes qui consultent ces médias au quotidien tant sur leurs ordinateurs personnels que sur leurs smartphones, ont peut-être perdu un ami, un membre de la famille ou une relation. Voilà donc, le vrai niveau de ces patrons de presse cybernétiques. Un cynisme avéré disait un internaute sur son profil. Et lui de s’interroger qu’un de ces sites avait copié son post mot pour mot sans le citer que ce soit sur leur site web ou leur page de réseau social facebook ou twitter. La Première Dame du Cameroun a pris le luxe d’arriver au Cameroun, vendredi 21 Octobre, vêtue de rose. Carrément.

camexamen

Avec l’utilisation des réseaux sociaux, tout le monde peut publier du vrai comme ça été avant, pendant et après ce carnage. Et les réseaux sociaux sont et représentent une source d’information valide actuellement dans le paysage médiatique. Et ces informations sont plus crédibles que tout, parce qu’elles émanent des personnes qui ont vécu la situation. Le quotidien gouvernemental, Cameroon tribune n’a non plus fait de ribbon ou de badge ou de message de condoléances ou de tristesse. Ils vous diront Oh non c’est pas important, le Président de la République l’a fait en adressant ses condoléances aux familles et nous on l’a fait, en publiant sur le site. Mais est-ce que Cameroun-tribune l’a fait ? Ni sur le site web de la Primature, ni celui de l’Assemblée Nationale ou du Sénat, pas de badge de deuil sur leurs sites web. Pas de messages de condoléances sur leur page de communication par les réseaux sociaux. Grâce à une génération de plus en plus connecté, le drame a eu large écho via les réseaux sociaux. Et certains ont compris qu’il ne faut jamais se précipiter à démentir une information qui vient de ce coté là.

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http://www.camexamen.com/streetpress/wp-content/uploads/2016/10/ESEKA-Camrail-1024x677.jpghttp://www.camexamen.com/streetpress/wp-content/uploads/2016/10/ESEKA-Camrail-150x150.jpgTounsi GillesInternetOpinionsCameroon,cameroun,digital economy,economie numérique,facebook,internet,linkedin,LTE,twitter,WhatsApp,YoutubeLe bon sens est-elle la chose la mieux partagée chez d’autres peuples ? Les réseaux sociaux ont contribué à diffuser les informations sur le déraillement survenu à Eseka, une ville située à une centaine de kilomètres de la ville de Yaoundé et dont l’accident de train a fait plus...L'impact des technologies dans vos vies jour après jour.